Mes motivations sont nombreuses, mais pour mieux les étayer, il faut peut-être que je commence par le début.
Pourquoi avoir choisi le Parti Radical?
En fait, mon sens de l’appartenance à ce grand courant politique remonte à une conférence à laquelle j’ai assisté en 1992, alors que j’étais encore étudiant en H.E.C. à Lausanne, sur un thème qui avait alors enflammé le paysage politique suisse, l’E.E.E., c’est à dire Espace Economique Européen, conférence menée par un certain Jean-Pascal Delamuraz…
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| MONSIEUR Jean-Pascal DELAMURAZ (1936-1998) |
J’ai encore en tête le panache et la conviction avec laquelle ce réel visionnaire avait défendu ce projet totalement atypique pour la Suisse d'il y a 15 ans, et qui je le rappelle recouvre finalement 99.9% de ce qui est aujourd’hui connu comme les bilatérales et les bilatérales bis, mais avec en réalité 15 ans d’avance…
C’est donc suite à cette conférence et ce qui s’est passé par après, que mon intérêt et mon appartenance au radicalisme se sont développés. Pour moi, le PRD, malgré les critiques qu’il subit, est le seul courant poltique capable de trouver les solutions les plus équilibrées et rationnelles aux problèmes de la société contemporaine. Et ceci, indépendamment du fait que ces problèmes soient d’ordre économique, relatifs à l’instruction publique, la sécurité (et sans tomber dans la démagogie primaire d’autres partis de droite) ou encore le social, sans pour autant dépenser à tout va et n’importe comment l’argent durement gagné par nos contribuables, comme certains parti de gauche aiment le faire.
Alors, pourquoi mon engagement en faveur des radicaux?
Là encore, j’ai besoin d’évoquer l’année 1996, lorsque j’ai quitté la Suisse pour ma carrière professionnelle et que je me suis rendu à Londres. Tout d’abord, il est vrai que les choses ou les personnes nous manquent seulement une fois qu’elles ne sont plus là... En effet, malgré mes racines du sud de l’Europe, la Suisse est MON pays, celui qui m’a vu naître, mais aussi celui qui a accueilli mes parents il y a 60 ans, qui leur a donné une deuxième chance dans la vie en échange d’un travail (parfois dur) et d’un comportement exemplaire (ce que l’on oublie trop souvent de réclamer aux émigrés d’aujourd’hui). La Suisse m'a égalment permis de suivre un cursus scolaire de qualité via l’école publique. C'est aussi la nation de la ville qui m’a accordé sa bourgeoisie, et donc de souder des liens à vie avec mes camarades d’armée, ou encore le pays qui m’a permis d’intégrer le monde du travail, et de poursuivre ma carrière professionnelle. Pour résumer, la Suisse, c’est le pays de l’égalité des chances et de l’intégration, pour autant que l’on veuille faire le premier pas. Pour moi, des années de radicalisme vaudois et au niveau suisse, ont indéniablement permis tout cela, et j’en suis à vie redevable à mon pays.
Alors, la Suisse m’a certes manqué, mais j’ai par contre vu ce qui se fait ailleurs. Autant ce qui se fait de mieux (libre concurrence, dynamisme entrepreneurial, bureaucratie limitée), mais aussi le prix de cet excès de libéralisme (les sans-abris, la ségrégation entre riches et pauvres, des systèmes scolaires publiques et d’assurance maladie quasi inexistants).
Ensuite, mon transfert en Suisse, à Zurich, m’a permis aussi de mieux comprendre ce qui se passe de l’autre côté de la Sarine et de faire connaissance avec nos concitoyens alémaniques, de mieux les comprendre et surtout de les apprécier.
Puis mon retour dans le Canton de Vaud
Après 9 ans, un seul constat: les dégâts causés sur énormément de dossiers, comme l’économie, la délinquance et l’insécurité, une perte, là encore, indéniable de qualité au niveau de l’instruction publique, une facture sociale en constante augmentation, et finalement les manigances insidieuses d’une certaine frange politique. Je fais bien entendu allusion à mon sujet favoris: la loi sur la péréquation intercommunale. C'est un sujet sur lequel je me suis longuement penché et que j’ai pu analyser, non sans efforts, et surtout grâce au groupe de travail de Buchillon, constitué avec mes amis Andrea Arn et Jean Gnaegi. Cette analyse me permet d’affirmer que l’application de cette loi est TOTALEMENT absurde, mais surtout injuste, car elle n’atteint de loin pas son but constitutionnel de solidarité entre communes riches et pauvres. Au contraire, elle a, en réalité, pour seul objectif de favoriser à outrance une certaine commune , qui, au passage, épargne 25 à 30 millions par année. Ces recherches et les conclusions m’ont permis d’être élu au poste de Municipal de ma commune, Buchillon, et de continuer la démarche entamée via ce groupe de travail afin de soutenir les communes faisant appel à notre aide.
La finance, les péréquations, la Municipalité, sans oublier la famille et les hobbys, tout ceci prend du temps, mais ma motivation à amener, moi aussi, la prochaine brique au projet d’un Canton dynamique, sûr, juste et équilibré, est plus forte. Ma devise reste : « quand on veut on peut » trouver du temps pour les choses qui nous sont chères.
Voilà ainsi l'ensemble de mes motivations politiques, afin de pouvoir contribuer, en tant que militant actif, non seulement à rétablir l’état de santé de notre Canton, mais aussi pour défendre le parti radical, qui, de par ses fondements et son origine soutien une économie libérale, mais avec un Etat ayant une certaine responsabilité sociale et jouant le rôle d’arbitre. Le PRD reste le parti le plus à même de répondre aux « challenges » auxquels notre société devra faire face dans le futur, un parti donc moderne, loin d’appartenir au passé, mais qui reste, au contraire, bel et bien tourné vers l’avenir.




